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A chaque tête humaine correspond initialement in visage de bébé. Il est très facile de décrire une tête enfantine. Quelques détails apparaissent d’emblée : un regard éveillé (les yeux sont une appellation trop banale !) des pommettes rondes et rougissantes en peau de pêche, un adorable petit nez retroussé et, en prime, des cheveux bouclés !
En outre, que le bébé ait une odeur précise selon les produits de soin pour enfant, et vous avez fait le tour de la question.
Cela est du au fait qu’il y a peu de choses supplémentaires à dire sur la forme réelle d’une tête d’enfant. Il n’y a pas grand-chose à ajouter : toutes les têtes de bébés ont toujours ç peu prés à la base les mêmes formes.
C’est ainsi que cette présentation générale de la forme de la tête enfantine peut être décrite voire schématisée.
Contrairement à la tête au stade adulte, celle du nouveau-né se particularise par le trio ‘d’éléments significatifs’ (yeux, Nez, Bouche) qui occupent une très petite surface par rapport à toute la boite crânienne.
Ce sont surtout ces proportions (visage par rapport au sommet du crâne) qui se modifient durant la croissance.
Ce phénomène, nous le constatons également chez les animaux : le museau de presque tous les plus jeunes.
Pensez à un chiot ou à des animaux de dessins animés comme ‘mauvais’, le museau est régulièrement dessiné plus allongé : les loups des contes pour enfant ont toujours un visage trop étirés par rapport à la réalité !.
Pendant la croissance du bébé vers le stade adulte, les différences majeures apparaissent. Alors que la plupart des nourrissons se ressemblent, les différences se miltonien à mesure que l’être humain vieillit.
Chacun croit être parfait à la naissance mais il faut se faire à l’idée, qu’en vieillissant, nous ressemblons de plus en plus à nos parents.
Les proportions de base formées par le trio (yeux, nez, bouche) des éléments significatifs par rapport au crâne connaissent une évolution certaine pendant la croissance et la vie d’un individu.
1_ les proportions de base pour un bébé.
2_ les proportions de base pour un enfant d’environ 10 ans.
3_ les proportions de base pour un adulte.
A chaque groupe d’age, on peut rattacher une tête de bébé.
Faites une synthèse de chacun et marquez toutes les caractéristiques et remarques par-dessus.
1_ la ‘forme zéro’ d’un jeune enfant.
2_ la ‘forme zéro’ d’un adolescent.
3_ la ‘forme zéro’ d’un adulte.
Un caricaturiste fait la somme des différences, cherche les anomalies pour ensuite les accentuer. Au départ du visage parfait auquel se rapproche la plupart des traits des jeunes enfants, il est très malaisé une bonne caricature bien que ce ne soit pas impossible. Il faut l’admettre : les visages de bébé sont difficiles à caricaturer parce qu’ils ont tendance à se ressembler. On peut difficilement comparer la tête d’un bébé avec celle d’un adulte. C’est un non-sens. Par contre, chaque catégorie d’age peut se référer à un type de bébé, une sorte de forme zéro auquel on peut se référer. Plus le visage d’un homme diffère du point zéro ou du visage neutre, plus aisément on peut en réaliser une caricature, grâce à une série d’éléments physionomiques. C’est pour les mêmes raisons que les femmes sont plus difficiles à caricature que les hommes. Le visage féminin – mais ce n’est pas une généralité – se compare plus aisément au visage du bébé que le visage masculin. Il y a plus de femmes que d’hommes qui ont un petit nez, des pommettes saillantes, un petit menton et de grands yeux. De plus les femmes veillent elles-mêmes à éliminer soigneusement les rides éventuelles !
C’est la richesse des formes parmi l’échelle des visage humains qui intéresse le plus l’observateur. Les différences par rapport au visage initial (la forme zéro) entraînent que les gens peuvent se reconnaître mais influencent également sur l’attirance ou le rejet des individus entre eux. Un monde où tout le monde aurait le même visage ne serait ; non seulement pas pratique, mais aussi très monotone. Boris. Vian l’avait compris en écrivant ‘et on tuera tous les affreux’!
Afin d’ajouter plus de nuances dans cet univers, le caricaturiste accentue au maximum les petites différences de forme.
La bouche.
_Expliquer comment on peut dessiner une bouche est très difficile car, en soi, la bouche n’existe pas. Il est vrai qu’elle peut avoir bien des formes. Elle est riche d’expressions, est le porte-parole de notre pensée, nous permet de manger et boire, d’embrasser et bien d’autres choses. Tout cela est possible parce qu’elle est pourvue d’un système musculaire approprié (autour de la bouche et dans les lèvres). Parmi les nombreuses expressions. Nous pouvons d’abord les classer en deux groupes distincts : selles qui dévoilent la celles qui la cachent. Une bouche fermée pose moins de problèmes pour dessiner qu’une bouche ouverte ; les dents n’étant pas de la même ‘matière’ que la peau, elles exigent un traitement différent.
_La bouche présentes différentes attitudes où les dents jouent un rôle de par la matière distincte de la peau.
_voici quelques exemples de formes expressives de la bouche. Les lèvres ne sont pas les seuls détails importants dans une caricature mais, l’age du sujet, la position du menton, la position et la forme des dents le sont également.
Trucs pour dessiner la bouche…
La bouche de face, de trois-quarts et de profil.
Faites attention au rétrécissement de la partie la moins visible des lèves lorsque l’on observe la bouche de trois-quarts. Cette partie est dissimulée par la courbe des dents. De profil, les lèvres supérieures surplombent toujours les inférieures. Si ce n’est pas le cas, vous avez affaire à quelqu’un souffrant de malnutrition !
_Les ombres des lèvres supérieures diffèrent. Cela est sans doute du au fait que la lumière vient d’en haut et projette l’ombre de la lèvre supérieure sur celle d’en bas.
_La gencive suit la forme de la denture et est donc clairement tracée. Cependant, l’humidité provoque parfois un éclat excessif.
_Les dents ont beaucoup d’importance dans l’expression de force d’un visage. Suivez la courbure des dents lorsque la tête est en arrière. Un bon exercice est de dessiner la gencive en fonction de la forme de la denture vue en contre bas.
_Souvent, la séparation des dents est accentuée par des traits trop lourds. Plus les traits seront fins, mieux sera le résultat. Dans le cas contraire, on dirait qu’il y a une ouverture entre les dents, et le portait est totalement modifié !
_comment obtenir des dents blanches sur la feuille sans pour autant utiliser de la couleur blanche ? Il suffit d’utiliser le blanc du papier ! Plus grand sera le contraste, plus blanches seront les dents ! Pour faire ressortir la courbure de la mâchoire, dessinez les dents arrière en gris.
Les yeux
Les yeux sont le moyen d’expression le plus évident dans la vie sociale. Ils sont si expressifs qu’ils trahissent aisément les sentiments. A moins d’être un excellent comédien. ! Néanmoins, l’oeil pris à part (en tant que globe) est inexpressif. C’est l’environnement de l’½il qui détermine la joie, la colère ou la chagrin. En riant, c’est la joue qui relève la paupière inférieure et donne un aspect rieur à l’½il. Ceux qui rient souvent, ont des yeux typiquement ridés aux extrémités extérieures de l’½il. Les soucis sont froncés par la colère et accentuent un regard noir. L’environnement de l’½il joue également son rôle avec le chagrin : les muscles près des sourcils sont très importants.
Dans ce cas, la modification se porte sur l’½il lui-même : les larmes accentuent l’état des sentiments. L’½il subit lui-même des changements. La grandeur de la pupille se modifie : elle a tendance a diminuer face à une lumière intense afin de protéger l’½il tandis qu’elle s’agrandit dans le cas contraire pour capter un maximum de lumière. La pupille n’est pas uniquement sensible à la lumière : des états d’angoisse ou de colère l’influencent, de même selon les sentiments amoureux ou parentaux. Bien dessiner les yeux est important. A l’½uvre aucune erreur n’est permise. Les sentiments les plus profonds sont rendus par quelques petits détails bien reproduits.
Quelques trucs pour dessiner les yeux…
_Les cils supérieurs sont courts du coté extérieur. Courbés ils sont de plus en plus clairs, allant de l’épais au fin. Les cils inférieurs ne vont pas jusqu’au bout de l’½il mais uniquement vers le bord extérieur.
_Le blanc de l’½il n’est pas tout à fait blanc. L’exemple au-dessus montre un ombrage normal de l’iris. Il est préférable de commencer par un ombrage plus sombre sous la paupière et l’éclairer de bas en haut.
_Pour dessiner la pupille, il y a des contraintes. Le point central ne peut pas être trop perçant dans une pupille dilatée qui correspond à une luminosité faible.
_La ligne horizontale qui sert à placer les yeux dans un dessin normal devient une courbe lorsque la tête à une inclinaison vers le haut ou le bas.
_Lorsque l’on dessine au crayon, il faut faire varier les duretés, de 6H à 2B par exemple.
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